Huaraz et la Cordillère des Andes

Après quelques jours de transition à Lima, nous avons décidé d’attaquer notre périple au Pérou par la région d’Ancash dans la Cordillère des Andes.

C’est donc après un bus de nuit de 8h avec la compagnie Cruz del Sur que nous sommes arrivés dans le petit village de Huaraz.

Huaraz a été détruite en 1970 par le gros tremblement de terre qui a ravagé la région et causé la mort de dizaines de milliers de personnes. La ville a été partiellement reconstruite mais elle ne présente pas d’intérêt particulier et donne un sentiment d’inachevé.

C’est cependant le point de départ de nombreuses excursions dans la région, c’est pourquoi nous avons décidé d’y séjourner une semaine.

L’acclimatation à l’altitude

Dès la descente du bus, nous avons ressenti les premiers effets liés à l’altitude. Ici, ils appellent ça le soroche.

Huaraz se situe à 3200m et le manque d’oxygène se fait déjà ressentir au bout de quelques pas. Nous avons naïvement décidé de marcher du terminal de bus jusqu’à notre hôtel (2.2km), ce qui nous a paru être un effort considérable !

Il est conseillé de rester en ville 1 ou 2 jours le temps de s’acclimater avant d’entreprendre tout effort physique.

L’altitude peut avoir plusieurs conséquences : d’une part le manque d’oxygène affecte la respiration et d’autre part certains effets indésirables peuvent apparaître (maux de tête, nausées, vomissements…)

Il est important de ne pas négliger l’adaptation avant de penser effectuer les excursions dans la Cordillère.

Pour notre part, nous avons pris un médicament préventif, le Diamox, durant toute la durée du séjour mais il existe également d’autres moyens de calmer les effets secondaires. Au Pérou ils utilisent beaucoup la feuille de coca sous toutes ses formes (feuille, infusion, bonbon, caramel…).

Nous avons également ressenti une perte d’appétit très importante pendant toute la semaine, ainsi que des fourmillements incessants dans les mains, les pieds et même le visage !

Pas d’inquiétude, l’altitude n’est pas dangereuse, et ces effets s’en vont immédiatement après la descente à une altitude plus basse. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, il suffit de savoir écouter son corps et prendre le temps de s’acclimater doucement !

Où loger à Huaraz ?

Il existe de nombreux Hostels en ville. Les prix ne sont pas chers mais vérifiez bien que vous aurez le confort nécessaire (propreté, bonne literie et eau chaude).

Pour notre part, nous avons logé à Lhotse Hostel B&B et nous avons été ravis de notre séjour. Il est situé à 10 minutes à pied de la place principale, entouré de petits restaurants locaux et de plusieurs supermarchés.

L’hôtel comporte un salon commun avec une terrasse et une cuisine, parfait pour les jours de repos et pour se préparer à manger en rentrant d’excursion ! La famille qui tient l’hôtel est adorable et a fait tout son possible pour nous aider à organiser au mieux notre séjour.

En tout cas pendant toute cette semaine, nous nous sommes sentis comme à la maison !

Les excursions

La Laguna Parón

Prix : 50 soles
Durée : 9h – 18h
Altitude max : 4 200 mètres
Difficulté : moyenne, en fonction de l’acclimatation. 30 minutes de montée environ.


Pour débuter notre séjour à Huaraz, nous avons choisi la Laguna Parón comme première excursion. Et nous n’avons pas été déçus !

Sur la route pour s’y rendre, on peut apercevoir à gauche la Cordillère noire et à droite la Cordillère blanche, séparées par le fleuve Rio Santa. Les paysages sont majestueux.

Il y a également de nombreuses plantations d’avocats, figues et cactus. Notre guide nous explique que la région est une région agricole très importante qui dessert tout le Pérou.

Au bout d’une petite heure de route, nous faisons un premier stop à Carhuaz afin de déguster une glace traditionnelle. Pour nous ce sera avocat, chocolat, guanabana et lúcuma ! Nous étions sceptiques, mais c’est très bon !

Une fois arrivés à la lagune, il est temps de grimper pour avoir une belle vue. La lagune se situe déjà à 4100m d’altitude et son mirador à 4200m. L’effort pour y monter a été assez difficile à cause du manque d’oxygène comme nous étions arrivés il y a seulement 24h.

En montant on découvre les monts avoisinants, et des kilomètres de roches. Une fois en haut, le spectacle est saisissant. Malgré les nuages, l’eau est d’un bleu magnifique et nous avons envie de rester là pendant des heures.

Sur le chemin du retour nous marquons un stop cette fois dans le petit village de Caraz, le temps de se dégourdir les jambes et de goûter des produits locaux, notamment le Manjar, spécialité péruvienne sous forme de crème à base de lait, de sucre et de cannelle.

Durant cette journée nous avons été conduits dans un mini-van avec une quinzaine de personnes très gentilles. Nous avons sympathisé notamment avec notre guide Richer, et un péruvien d’une cinquantaine d’année, Carlos, qui voyageait avec sa maman.

C’est génial de pouvoir créer des liens avec des gens si différents et ce sont des souvenirs qui resteront longtemps !

Le Glacier Pastoruri

Prix : 50 soles
Durée : 8h – 18h
Altitude max : 5 240 mètres
Difficulté : moyenne, en fonction de l’acclimatation. 3 km dont 1,5 km qui peut se faire à cheval. Environ 45 minutes à 1 heure de montée à pied.


Notre seconde excursion dans la région a été le glacier Pastoruri. Et quel coup de coeur ! Nous ne nous attendions pas à des paysages aussi surprenants.

Après 1h à attendre notre bus qui avait du retard (ou nous avait oublié on ne sait pas trop…), nous prenons enfin la route. Quelques temps plus tard, nous faisons un petit stop histoire de boire un maté et faire une pause pipi.

Nous sommes ensuite rapidement entrés dans le parc national de Huascarán, et à partir de là nous en avons pris plein les yeux. Plusieurs arrêts nous ont permis de découvrir différents aspects du parc tout en nous acclimatant peu à peu à l’altitude.

Nous avons découvert une petite lagune dont la profondeur varie de 2 à 15cm en fonction de la phase de la lune, puis la lagune aux 7 couleurs.

Nous nous sommes également arrêtés devant Puma Pampa, une source d’eau gazeuse naturelle, et avons vu de nombreux Puyas Raimondi, des cactus géants endémiques des hauts plateaux qui ne fleurissent que très rarement.

Quelques heures plus tard, nous y voilà. La montée pour accéder au glacier est un sentier rocailleux au milieu de monts enneigés. Les paysages sont à couper le souffle. Nous avons été très agréablement surpris et nous sommes arrêtés à plusieurs reprises pour observer la nature environnante.

Des chevaux font la première partie du chemin avec des gens sur leur dos.

Une fois en haut, on peut apercevoir le glacier, tout blanc et majestueux. C’est l’un des derniers glaciers dans les régions tropicales d’Amérique du Sud. Aujourd’hui il est encore possible de bien l’observer mais il s’affaisse avec les années (15 mètres par an) et d’ici quelques temps, le réchauffement climatique aura eu raison de lui…

Il s’est mis à neiger très fort quand nous étions en haut, ce qui a rendu l’expérience encore plus forte en émotions malgré le froid.

La Laguna Llanganuco

Prix : 50 soles
Durée : 8h – 19h
Altitude max : 3 800 mètres
Difficulté : facile


Pour notre dernière excursion, nous avions prévu de partir à la découverte de la Laguna 69, connue pour être un bijou de la cordillère mais aussi la randonnée la plus difficile de la région. Pauline ayant chopé une bronchite, il a fallu être raisonnables et y renoncer afin de ne pas aggraver la situation.

Comme nous ne voulions pas rester sans rien faire, nous avons décidé de remplacer cette excursion par une autre plus simple : la Laguna Chinancocha, plus connue sous le nom de Laguna Llanganuco.

Sur le chemin aller, nous nous sommes arrêtés à Yungay, une petite ville qui s’est faite ensevelir lors du tremblement de terre de 1970 par 10 000 mètres cube de glace et de roche s’étant détachés du mont Huascarán.

On compte 22 000 morts, et sur les 400 ayant survécus, certains s’étaient réfugiés dans le lieu le plus haut de la ville et les autres étaient des enfants qui se trouvaient au cirque chilien un peu plus loin. Aujourd’hui, l’ancienne ville de Yungay a été déclarée cimetière national.

Après avoir repris la route sur des chemins sinueux, nous sommes arrivés à la lagune sous le soleil. Les couleurs du lagon sont très belles et les barques colorées qui s’y trouvent offrent au paysage un charme unique.

Pour se balader, il existe un chemin plat accessible à tous qui longe la lagune, permettant ainsi de découvrir cette dernière sous différents angles.

Nous avons beaucoup apprécié la beauté de la lagune, mais globalement en dehors du village de Yungay qui était intéressant et riche en histoire, nous avons effectué beaucoup de stops inutiles touristiques durant cette journée d’excursion : Carhuaz que nous avions déjà vu quelques jours auparavant, un restaurant touristique, un mirador sans valeur ajoutée et un magasin de poterie.

De plus, nous ne sommes vraiment pas restés très longtemps à la lagune. Ce n’est donc pas l’excursion que nous conseillons en priorité.

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